Entrepreneur, né à Kisangani le 7 avril 1964, fils de Nyakato Violette et du docteur Barlovatz Alex, il est titulaire d'un diplôme d'Humanités scientifiques depuis 1983. Il a commencé des études de biologie à l'Université de Kisangani, mais très vite il s'est lancé dans le monde des affaires.
À partir de 1985, il est employé dans une entreprise de négoce. En 1987, il crée BAJE sprl, entreprise spécialisée dans l'entretien des bâtiments employant plus de 200 personnes. En 1994, il crée Petro-Baje, un département de BAJE pour la distribution des produits pétroliers et lubrifiants.
Il est à ce jour à la tête d'un groupe d'entreprises œuvrant dans divers domaines : l'immobilier, l'entretien des bâtiments, la jardinerie, l'étude de projets et la promotion des investissements, la restauration, etc. Il anime à Kinshasa un centre d'affaires qui réunit nombre d'organisations, d'entreprises et de services.
Homme de cœur, il a depuis novembre 2005 mis sur pied une fondation qui porte son nom et qui réalise plusieurs actions concourant au bien-être de la population congolaise dans son ensemble et à l'encadrement des masses défavorisées en particulier.
En 2013, son groupe BARNET a conclu un accord de près de 300 millions de dollars avec la société sud-africaine PPC Ltd, qui fera naître la Cimenterie PPC Barnet au Kongo Central.
Carrière politique
En 2006, Jean Bamanisa est élu député national de la ville de Kisangani. En 2012, il se présente à l'élection d'un nouveau gouverneur de la Province orientale. Il est élu avec 48 voix contre 45 pour son concurrent Jean Tokole.
Après le découpage de la Province orientale, il devient le gouverneur de la province de l'Ituri en 2016. Dès son arrivée à la tête de la Province orientale, Jean Bamanisa tient à redonner à cette vaste province sa place de troisième force économique de la République démocratique du Congo de jadis.
Les actions menées sur le terrain par le gouverneur Jean Bamanisa sont contenues dans son plan d'action présenté et adopté à l'unanimité lors de l'investiture de son gouvernement le 26 février par l'Assemblée provinciale. Il s'agit d'un programme d'action qu'il entend mettre en œuvre avec des ressources locales, grâce à la quotité de la rétrocession revenant à la province, pour permettre son développement durable et le bien-être de sa population.
Dès son investiture, il se lance dans des chantiers divers à travers la province. Il organise une table ronde économique qui réunit les opérateurs économiques et les investisseurs qui souscrivent à divers projets de développement. Il réhabilite une partie de la voirie urbaine du centre-ville de Kisangani, son fief. Il restructure la direction des recettes et se lance dans la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre de son programme. Dans cette tâche, il se heurte à plusieurs obstacles, dont le faible taux de la rétrocession de l'État aux provinces et une certaine hostilité nourrie à son encontre par une partie de la classe politique de la province qui l'accuse d'affairisme et d'autoritarisme.
À l'aube de l'année 2015, le Congo entame difficilement un processus de découpage territorial devant le faire passer de 11 à 26 provinces et qui prévoit de scinder la Province orientale, que gère Jean Bamanisa, en quatre provinces : Ituri, Tshopo, Haut-Uele et Bas-Uele. Ce processus, qui ne fait pas l'unanimité au sein de la classe politique, place Jean Bamanisa dans une position inconfortable au regard de sa double assise politique.
Il est originaire de l'Ituri par sa mère et natif de Kisangani, dont il a fait sa base électorale depuis 2006. L'opinion s'attend à ce qu'il se replie sur ses origines tribales et aille postuler en Ituri aux élections provinciales préludes au découpage. Mais, dans une conférence de presse tenue en son cabinet, il annonce sa candidature dans la circonscription de Kisangani, au grand mécontentement de ceux qui voyaient dans le découpage le déboulonnement de celui qu'ils considéraient comme un dur à cuire. Il dépose finalement sa candidature au centre de réception et de traitement de la CENI à Kisangani, sur la liste MCR.
Jean Bamanisa devient gouverneur de la province de l'Ituri le 21 mai 2019. Le 20 novembre 2019, les députés provinciaux le rejettent, lui et son gouvernement, par une motion de censure. Le 7 février 2020, il est réhabilité par la Cour constitutionnelle.
Le 30 mai 2020, il lance un appel aux troupes internationales pour contribuer au rétablissement de la paix en Ituri, où plus de 300 personnes venaient d'être massacrées par les combattants de la milice CODECO (Coopérative pour le Développement du Congo) au cours des trois derniers mois, alors que la MONUSCO, la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC, n'intervenait plus, mais agissait uniquement en tant qu'observateur.
En 2023, il crée le Courant Politique Bamanisa et rejoint le Mouvement de Libération du Congo (MLC), parti membre de l'Union Sacrée pour la Nation, coalition politique au pouvoir en République démocratique du Congo.